DÉMARCHE



MALLÉABILITÉ INTERHUMAINE

Artiste interdisciplinaire, j’applique mon intérêt pour la malléabilité interhumaine à la pratique relationnelle artistique. Je crée ainsi des situations caractérisées par l’accueil, où les qualités du changement émergeant, de la valorisation des affects et du potentiel dialogique de la rencontre. Près du quotidien, mes réalisations oscillent entre des explorations dialogiques, dessinées, performées, photographiques, sonores ou d’installations.

M’engager dans mon environnement personnel et social est une posture d’action et de transformation à laquelle je rapproche l’expérience du non-savoir, l’état de l’impossibilité de connaître et l’accès à l’inconnu. C’est une posture expérientielle intérieure sensible en action. Elle place la pratique dialogique et méditative, au cœur de ma recherche. La symbolique du jardin intérieur que l’on cultive organise actuellement mon attitude de l’étonnement.

 L’art furtif, en des lieux publics et domestiques, me permet d’investir la complexité des territoires relationnels, où s’inscrivent mes interventions artistiques. Je m’intéresse également aux notions de lisière des écosystèmes humains et naturels, de langage et de présence dans une perspective de création collective.


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Evelyne Bouchard est originaire des Cantons-de-l’Est et vit en Montérégie. Elle est diplômée à la Maîtrise interdisciplinaire en art de l’Université Laval, à Québec et est diplômé au programme court en pédagogie de l'enseignement suérieur à l'UQAM (PCPES). Elle collabore à différents groupes de recherches, dont U-Lab, au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, Hemispheric institute of performance and politics, à Université Concordia à Montréal et Trans-Montréal, dans le cadre du l’événement Performance Studies international de 2015. Elle présente ses recherches en centres d’artistes au Canada et à en Équateur.
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Interdisciplinary artist, I practice a relational art where I examine interpersonal malleability. I create situations or invites myself in different situations, where I solicit social bonds to observe the emerging change and transformation. I, therefore, take a step aside. Near everyday life, my practice engages dialogue and produces various encounters in which I question the ephemeral invisibility of a moment. My research uses participatory performance, walk, infiltration and intervention in socius to cartography relationships. Drawings, photographs, sound, clothing or installations form different bodies of research.

I go as the path come.